Le livre du mois: “Ce qu’on peut lire dans l’air” de Dinaw Mengestu

dinaw livre« S’il klaxonne encore, se dit ma mère, je ne partirai pas. C’était une question de principe et de conviction ou de quelque chose d’approchant, si bien que, même s’il ne s’agissait que d’orgueil ou de rage déguisée, elle était déterminée à se battre jusqu’au bout, quitte à tout casser. Elle l’avait, somme toute, attendu des années- en veuve virtuelle, sinon qu’elle n’avait ni cadavre ni compassion. S’il y avait donc une chose qu’on lui devait bien aujourd’hui, c’était du temps. Du temps pour préparer ses bagages, ajuster les bretelles de sa robe et réfléchir a ce qu’elle avait pu oublier et dont elle pourrait peut-être avoir besoin plus tard.
S’il klaxonne encore, se dit-elle, je défais ma valise, je ferme la porte de la chambre à clé et il n’aura qu’à s’en aller sans moi. » [Extrait tiré de Ce qu’on peut lire dans l’air]

mengestuNé en 1978en Ethiopie, Dinaw Mengestu quitte sa terre natale a l’âge de deux ans. Élevé aux Etats- Unis, il se passionne dès l’adolescence pour l’histoire de son pays et enregistre les récits de sa famille. Cela lui inspirera son premier roman « Les belles chose que porte le ciel », qui obtient le Guardian First Book Award et le prix du Premier roman étranger en 2007. Il a été sélectionné dans la prestigieuse liste du New Yorker « 20 under 40 » regroupant les plus talentueux jeunes auteurs américains. Dinaw Mengestu écrit également en freelance dans les grands magazines américains tels que Harper’s et Rolling Stone.

Résume de « Ce qu’on peut lire dans l’air »
Au début des années 1980, Yosef et Mariam que la révolution éthiopienne a séparés pendant trois ans, se rejoignent aux Etats- Unis. Pour célébrer leurs retrouvailles, ils s’offrent enfin un voyage de noces à Nashville. Trente ans plus tard, Jonas leur fils, en pleine crise existentielle, revient sur leurs pas. Entre de vagues souvenirs d’enfance et le silence de ses parents sur le drame qui les a menés aux Etats-Unis, il reconstitue à tâtons l’histoire de sa famille, sa propre histoire…
Apres les belles choses que porte le ciel, Prix du roman étranger 2007, Ce qu’on peut lire dans l’air évoque avec une grâce poétique la solitude, les fractures d’un couple, la guerre et l’exil, autant que la lumière et l’apaisement.

Date de parution : 27/03/2013
Langue : français (traduit de l’anglais, titre original : How to read the air)
Editeur : Albin Michel
ISBN: 978-2-25317545-2

Ishyo Dream Team

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