Extrait tiré du roman « Les Djons d’Aïti Tonma » de Felix Morisseau-Leroy

 « Comment peut-on échapper à cette atmosphère de folie ? Et tous ces électeurs des Cayes-Jacmel qui, ce matin, ont accepté de boycotter les élections pour les beaux yeux d’une infirmière, ne penses-tu pas qu’ils sont fous, Frérot ? Et ces voyous du cachot qui voulaient entonner je ne sais pas quoi, moi, une Marseillaise quelconque ou Grenadiers à l’assaut. Les Haïtiens sont fous. Tu vois Sully ? Une crapule. J’ai 23 ans.

Pendant 15 ans, j’ai entendu dire que Monsieur Emmanuel M. Sully était l’homme le plus honnête de Jacmel. On va continuer à penser qu’il est l’homme le plus honnête de Jacmel, après tout ce qu’il a fait aujourd’hui, malgré tout ce qu’il a fait aujourd’hui. Et quand on aura besoin d’un président d’Haïti pour remplacer l’ineffable wannenm qui sévit maintenant au Palais National, on n’hésitera pas à choisir Monsieur Sully. Ils sont capables de tout sans se sentir coupables. Et pas question de les guérir de cette folie… »

Source : http://www.paperblog.fr

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